mardi 4 octobre 2011

Alaca Hoyuk


Qu'estce qui a donné l'idée aux Hattis puis aux Hittites de s'installer dans un endroit aussi aride et austère ? La steppe à perte de vue, une terre noire et de maigres cultures. Alaca Hoyuk est une ancienne ville hatti-hittite, où l'on a trouvé des trésors (qui sont au musée d'Ankara) Balade sur le site, absolument seule: le pied.

Conduire en Turquie


Les Italiens passent pour conduire sportivement, mais que dire des Turcs ?? D'abord les phares (parfois) et les clignotants (toujours) sont en option, mais pas le klaxon, ce qui est très perturbant, car on ne sait jamais si c'est pour soi... Moi je respecte les indications comme les limitations de vitesse, les lignes blanches, les ralentissements etc etc, mais je suis absolument la seule ! Les Turcs sont champions du dépassement par la droite, de la queue de poisson ou de la circulation à 4 de front sur une route à deux bandes. Faut s'y faire. A Ankara, c'est épuisant; sur les voies importantes aussi; mais dans les campagnes, il n'y a personne, un vrai bonheur.
En dehors des villes, pas besoin de GPS, tout est bien indiqué.
Photos: ma jolie voiture, et la steppe anatolienne

Le musée des civilisations anatoliennes

Visite à pied avant de partir (heureusement, pas de parking...). Un must. Un des musées les plus intéressants du monde, et je m'y connais. Les Hattis et les Hittites, on croit souvent que ce sont des sauvages: profonde erreur. Ils ont produit des oeuvres d'art d'une finesse extraordinaire.




Malheureusement le musée était en travaux et plusieurs sections étaient fermées; mais celles que j'ai vues étaient fabuleuses.
Quelques photos: je précise que ces gens adoraient les taureaux et les cerfs, et je vous épargne un cours d'histoire de l'art.

Ce maboul de GPS

Souvenez-vous: il m'a guidée dans des chemins de terre pour aller chez Françoise. Il a remis ça: aujourd'hui, pour quitter Ankara, il m'a envoyée dans les...souks. Vous imaginez ? Rouler à du 20 à l'heure, en tentant de ne pas accrocher les étals et de ne pas écraser les piétons... Jusqu'au moment où je me suis trouvée face à un camion qui n'avait aucune intention de reculer !!! J'ai donc reculé, en essayant de ne tuer personne et de ne pas renverser les étals. Guidée par des commerçants goguenards. Qui m'ont indiqué une ruelle qui m'a permis de sortir de ce bourbier. Le GPS était un peu vexé mais il s'est heureusement remis et m'a sortie de cette ville de fous - m'a fallu une bonne heure !!! C'est l'aventure...

Angora House suite



Au lever de soleil, le paysage est tout différent... Le quartier est très vintage, et les maisons en ruine côtoient les luxueuses restaurations. Un petit tour dans les ruellles, panorama d'Ankara du haut des murailles: très agréable, surtout qu'on est tranquille, personne ne vous harcèle pour un tapis ou autre chose. Breakfast très turc, salade et omelette baignant dans l'huile...
Photos: l'hôtel, une idée de la largeur des rues (avec ma voiture, la blanche), et moi dans la cour-jardin de l'Angora. Fait frisquet, ai sorti ma petite laine.

Angora House

C'est le nom de mon hôtel...A moitié vide, probable que c'est déjà la morte saison. Ai croisé dans le hall deux couples de Français qui voyagent ensemble, ébahis que je sois seule, en voiture de location. Comme dit précédemment, l'Angora est situé dans la vieille ville, au sommet d'une colline, un peu le Mont saint Michel (largeur des ruelles y compris) en pleine ville. Ambiance d'un autre monde.
Les Turcs rencontrés jusqu'à présent n'ont rien de commun avec les Marocains ou les Tunisiens. Sont réservés et ne vous sollicitent pas. Mais si vous demandez quelque chose, sont particulièrement aimables et serviables.
En face de l'hôtel, une petite boutique ouverte en permanence, qui ne vend que des boissons (pas de coca light), des bonbons et des pommes de terre.
Ne vous étonnez pas que je sois déjà réveillée si tôt le matin, la faute en est au muezzin tout proche...
Mon programme du jour est le suivant: visite du fameux musée des Civilisations anatoliennes (accessible à pied), seul centre d'intérêt d'Ankara (à part peut-être le mausolée d'Attaturk), et puis je quitte déjà la capitale pour les sites hattis et hittites. Ankara est entourée de moyennes montagnes arides et je suppose que c'est le paysage qui m'attend.
Ma prochaine nuit est réservée à Bogazkale, en plein pays hittite. Espérons que le wifi sera au rendez-vous. Dans le cas contraire, attendez quand même un moment avant d'alerter Interpol.
Photo: la fenêtre de ma chambre, vue de la cour de l'Angora.

lundi 3 octobre 2011

Premières aventures

Me voici bien à l'aise dans ma chambre d'hôtel, avec le wifi sans problème, et plein de choses à vous raconter !Vol Turkish Airlines sans histoire, formalités d'entrée très faciles, et livraison de ma voiture, une petite ford fiesta blanche "very pretty" (d'après les loueurs), neuve (toujours d'après les loueurs, mais 13776 km au compteur quand même). Jusque là, pas de problème. Sur l'espèce d'autoroute qui joint l'aéroport au centre d'Ankara, j'ai dépassé 2 tracteurs, une charrette à bras, un autostoppeur et des tas d'autobus poussifs. Et évité les piétons qui tentaient la traversée. Dans le centre ville, le trafic est dingue, et je l'avoue, sans mon GPS, je n'aurais pas trouvé mon hôtel. Surtout que la nuit était tombée, et comment lire les noms de rues, qui ne sont sans doute pas indiqués. En fait tout était trop simple. Presqu'arrivée à destination, voilà une rue en travaux. Mon GPS ne se désarme pas (toujours impertubable celui-là) et me guide dans des ruelles à sens unique qui montent à l'assaut de la citadelle. J'avoue que je renonce, je gare la voiture un peu n'importe où, et je monte à pied à l'hôtel, en tirant mes bagages. Premières aventures !! Le gérant de l'hôtel, absolument charmant (des passants locaux m'ont aidée à trouver) redescend à pied avec moi, prend le volant, et slalome dans les ruelles pour se garer à côté de l'hôtel. Le GPS avait raison et j'aurais dû oser.
L'hôtel est le seul hôtel de charme d'Ankara, selon le LP, et même si je ne peux comparer, je le crois volontiers, car partout ce sont des tours sans âme, et moi je suis dans un konak restauré, dans la citadelle. L'endroit est magnifique. Photos demain matin avec le soleil.
Resto: j'ai fait plaisir au si aimable gérant en allant manger dans la guinguette de son copain. Un vieux monsieur en costume sombre, copie conforme d'Erdogan, a poussé à la consommation avec une gentillesse craquante.J'ai avalé 4 plats et il est temps que je songe à mon cholesterol. Le tout arrosé d'un vin blanc très sec (trop ?), qui ressemblait à du sherry. Un cru Hatti, à croire que le mec savait que je vais voir des vestiges hattis demain.
La cuisine turque ressemble à la cuisine roumaine à moins que ce soit l'inverse. J'ai mangé des köfte, que Sorin appelle des chiftele, exactement le même goût. Et un yaourt très salé absolument exquis. D'accord, demain, régime.


Je remercie encore une fois Marie de m'avoir amenée à la gare de Gembloux, et j'envoie des tas de gros bisous à ma petite famille. A mes amis, plein de pensées affectueuses, savoir qu'on me lit est un grand bonheur.D'accord, les photos sont nulles, mais tenez compte qu'il fait noir depuis 18h30 (17h30 pour vous)